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Le bistrot : origines et codes
Un mot à l'étymologie incertaine
L'origine du mot « bistrot » reste discutée, et les lexicographes invitent à la prudence. La légende la plus répandue raconte que les cosaques russes occupant Paris en 1814 réclamaient leur verre en criant « bystro ! », « vite ! ». L'histoire est jolie, mais le mot n'apparaît dans les textes qu'à la fin du XIXe siècle, soit soixante-dix ans plus tard : la plupart des spécialistes la tiennent pour une étymologie populaire.
D'autres pistes rattachent le mot au parler régional : le « bistraud », petit domestique ou aide du marchand de vin dans le Poitou, ou la « bistrouille », mélange de café et d'eau-de-vie servi dans le Nord. Aucune n'est prouvée. Retenons que le mot naît dans la langue populaire parisienne pour désigner le débit de boissons du coin de la rue, et son patron.
Ce café-bistrot, souvent tenu par des familles venues d'Auvergne qui vendaient aussi le charbon, est un lieu de quartier. On y boit un verre au comptoir en zinc, on y lit le journal, on y mange un plat à midi. La cuisine y est une affaire de famille, sans prétention.







